Bienvenue au Diocèse
de Grand-Bassam
« Ce ne sont pas les qualifications qui manquent, mais plutôt l’amour et l’attachement au diocèse qui font parfois défaut » Mgr Raymond AHOUA
Frères et sœurs je voudrais de tout cœur vous réitérer mes remerciements déjà prononcés par le vicaire Général, le Père Jean BONZO. Je voudrais les réitérer sincèrement pour votre présence massive ce matin, à l’occasion de la Messe de la rentrée pastorale. Vous avez laissé vos paroisses, vos secteurs, vos activités, et vous êtes venus pour communier avec tout le diocèse : c’est un grand signe. J’en suis satisfait parce que petit à petit dans le diocèse de grand Bassam, on commence à aimer le diocèse plus que sa paroisse, et sa paroisse plus que soi-même. J’avais dit cela il y a à peine 10ans.Aujourd’hui encore, je suis heureux de le reprendre mais surtout avec des faits à l’appui et avec ce que mes yeux voient, ce que mes oreilles entendent et ce que ma main touche. Merci, merci et Merci !
Cela dit ; nous sommes en marche vers les 45ans de notre diocèse. Je voudrais au début de cet échange saluer Mgr DAKOURY, saluer Mgr JOHN LOUIS KOBINA, saluer les prêtres, saluer les religieux et les religieuses, saluer toutes les différentes commissions qui sont là. J’ai à ma droite la commission qui a la lourde charge de la communication et de la mobilisation des ressources pour la cathédrale. Que Dieu vous bénisse, bon travail ! Le chantier n’est pas encore fini ; et comme dit le proverbe « tant que la marche continue, les bras doivent balancer ». C’est ce qu’on sait, alors on doit le faire.
Je voudrais saluer les distinguées autorités, les invités, et remercier les deux institutions récipiendaires : les sœurs de NOHAMOU (qui est allé à NOHAMOU sait ce que cela signifie), la paroisse AKLOMIANBLA (décapitée à plusieurs reprises mais toujours débout), active et vaillante, qui a soldée sa contribution pour la cathédrale. Alors qu’il y en a d’autres paroisses qui ne sont pas encore parvenues à mi-chemin et d’autres encore n’en parlons pas.
AKLOMIANBLAN, merci pour l’exemple et le témoignage. Mes Sœurs, merci beaucoup pour votre témoignage. Le témoignage est un Evangile vivant ; et il est très important que cet Evangile reste toujours ouvert comme un livre ouvert qui permet à tout le monde de le lire.
Ce matin, nous avons écouté les textes liturgiques. Mais je vais me contenter de l’Evangile. Celui qui est habitué aux textes de la Parole de Dieu sait pertinemment que plus le texte est court ou bref, plus il est profond. Et ce matin, nous avons eu droit à un texte court de seulement deux (2) versets.
Jésus parlait et du milieu de la foule, il y a une dame qui dit : « Heureuse la Mère qui t’a portée. » : C’est le premier verset. Pour le deuxième verset, Jésus dit : « bienheureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique. » Voilà ! c’est fini !
Ça parait si simple et claire, mais c’est si profond que je ne vais pas faire une simple homélie ce matin. Je ne suis pas trop habitué aux homélies mais aux enseignements. Pour ce faire, je vais donner comme des notes, c’est-à-dire plusieurs pensées : une première, une deuxième, une troisième et une quatrième. Maintenant, si vous approfondissez chaque pensée ou chaque point, vous aurez ce qu’il vous faut pour vous nourrir spirituellement toute cette année pastorale.
Il y a un mot dans l’Evangile qui est répété à la fois par la femme et par Jésus. D’abord la femme dit ceci : « Heureuse la femme qui t’a portée. Jésus reprend en ces termes : « heureux plutôt (…) ». Le même mot est utilisé par un Homme et par une femme. Une mère sans doute puisqu’elle sait ce que cela signifie d’être mère et même qu’elle en connaît la valeur, le prix et le coût. Jésus aussi le sait.
Quand vous entendez « Heureux » ou « heureuse » ou « bienheureux », cela renvoie à la « Béatitude ». C’est-à-dire au bonheur, à la félicité, au fait d’être épanoui sans limite. Un bonheur et une béatitude qui a ici deux catégories selon qu’il s’agisse de la femme ou de Jésus. Selon la femme, la béatitude est un don naturel, une grâce de Dieu, une providence. Personne ne choisit d’être le fils ou la Mère de telle ou de telle autre personne. Les camerounais disent à cet effet qu’un bébé camerounais après sa naissance s’est mis à pleurer. On lui demande les raisons, mais il a répondu : « il y a quoi de bon au Cameroun ? vraiment je n’ai pas de chance ! J’aurai aimé naître en Amérique. » Vous voyez ? Dieu a voulu que ce soit au Cameroun qu’il naisse. Comme Dieu a voulu que ta mère soit ce qu’elle est, mais c’est ta mère. Si ta mère vomis, c’est ta mère. Si elle est chimpanzé, c’est ta mère : c’est la même chose. Dieu l’a voulu comme cela, on l’accepte comme cela et on bénit le Seigneur pour cela.
De ce point de vue, la femme a raison de féliciter, de congratuler la dame qui a eu cette chance unique de porter un tel personnage, un tel homme, un tel monsieur qui s’appelle Jésus. Pourtant, cette femme n’est pas la première à l’avoir fait. L’Ange Gabriel l’avait dit avant elle : « réjouit toi Marie pleine de grâce. » ; Elisabeth aussi en avait fait pareil. Cependant, la dame en voyant de ses yeux ce qu’elle voyait ne pouvait pas se contenir et s’est mise à célébrer Marie, la mère de Jésus. Par conséquent, vous les Catholiques, comprenez qu’il y a beaucoup de gens qui ont célébrés Marie avant vous. Continuez ! Continuez à célébrer Marie, vous les catholiques.
Quand la dame a dit ce qu’elle a dit à propos de Marie, Jésus a entendu et il a compris le sens. Mais il ne se laisse pas distraire par les félicitations et les éloges. Il est en train d’enseigner. Pour lui, ce qui compte est l’essentiel de son enseignement. Mais alors, quelle est la portée de son enseignement ? Est-ce qu’il est venu pour parler des hommes et de ce qu’ils font ? De l’attiéké, du gari, de ce qu’ils mangent ? Non !
Il est venu parler de Dieu et du royaume de Dieu. Et dans la vérité du royaume de Dieu, ils sont plutôt bienheureux « ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent », et qui la mettent en pratique. J’aurai pu dire ce matin que vous avez de la chance. Que nous avons de la chance de faire partir de ceux qui écoutent la Parole de Dieu. Pourquoi ? (Ah ! le texte est petit hein, je vous ai prévenu ?)
Pourquoi ? Parce que si elle est bienheureuse la seule femme qui a eu la chance gratuite, la providence de mettre au monde Jésus (elle est seule et on ne peut le partager avec elle puisque c’est son privilège Divin. Alors comment on va faire ? Et nous alors ?), Jésus quant à lui reconnait et affirme « plutôt bienheureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent. » Du coup, l’honneur accordé à la femme relève d’une affaire biologique, naturelle ou d’une affaire ordinaire. Mais à propos de « ceux qui écoutent la Parole de Dieu », parce que Dieu est à côté et élève le statut de ceux-là à un autre rang, l’honneur est encore plus grand. Comme je le dis, nous sommes tous concernés par la deuxième catégorie.
Nous faisons partir du deuxième groupe, et nous sommes des privilégiés. Nous avons cette possibilité de devenir porteurs de la Parole de Dieu si nous la gardons. Et pour cela, il faut que nous prenions le soin de bien recevoir cette Parole de Jésus Christ. Ainsi, nous serons porteurs de cette Parole de Dieu que nous aurons à transmettre aux autres comme Jésus l’a fait à l’instant même où il parlait. C’est pourquoi la femme a compris et à proclamé que la mère de Jésus était bienheureuse. Voilà donc notre mission ! Le Bonheur supérieur, la statue supérieure, à cause de la cathédrale, pour finir notre cathédrale, de telle sorte qu’on puisse s’y rassembler pour écouter la Parole de Dieu. Mais aussi pour que cette Parole de Dieu puisse nous transformer et nous aider à la mettre en pratique.
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